jeudi 2 octobre 2014

SCC3/3 - Bousculade au stade Tata Raphaël, c’est toujours ainsi que ça commence, non ? Et, depuis le 4 janvier 1959, les supporters de l’AS V.Club sont sur tous les coups ! Faut-il encore permettre aux gens de se réunir ? Ne devrait-on pas interdire tous les matchs de foot et reporter tous les championnats ?

Nzombo le soir ? (3)

On attend.
On apprend que le chef rebelle des Enyele, Udjani Mangbama (alias Etoko), a été abattu à Owando, dans République de Fara-Fara. Je m’interroge encore : « Ohooh ? Encore une mort  bizarre ?  Sting operation, opération de targeted killing ? Une crapulerie d'État qui aurait également très mal tourné pour différents instrumentistes chargés de l'exécuter ? Piégé comme un rat, Etoko ne se serait pas laissé liquider sans combattre ? Une crapulerie nationale ou internationale ? Une liquidation réalisée par et/ou en collaboration avec les « services » de la République de Fara-Fara en exécution d'accords de défense et de sécurité entre Expo (alias Mboki) et la République de Fara-Fara ? Tout est possible ? » Le sorcier régalien chargé de la mobilisation, de la propagande, de l'animation politique et de l'éducation du peuple (et coordinateur stratégique de la pensée unique à l'usage des ensorcelés) et porte-parole du Grand Conciliabule de la République autocratique du Luabongo confirme la nouvelle de la mort d’Etoko :« Udjani, le chef des rebelles Enyele, qui était en asile dans la République de Fara-Fara a été tué au cours d’une fusillade qu’il a provoquée en résistant à un contrôle de routine. Les circonstances de sa mort indiquent qu’il n’était pas en prison : je ne vois pas les policiers de la République de Fara-Fara assiéger et prendre d'assaut un établissement de détention de leur propre pays... »
On attend.
On apprend que deux mères de famille séquanodionysienne 
- Allo ! Coucou, petite chérie ! Hola caracola ! Aide-moi, please ! Des mères soki « c’est quoi », soki nini ? Tu peux me dire ce que ça peut bien vouloir dire ?
- Des habitantes de Saint-Denis, Douchka ! Saint-Denis en Seine-Saint-Denis, aux portes de Paris, t’es trop nul ! 

originaires de République autocratique du Luabongo, ont été jugées en comparution immédiate au tribunal de Valenciennes. Elles avaient été appréhendées par les services des Douanes sur l’aire autoroutière de La Sentinelle, à bord d’un taxi clandestin dont le chauffeur les avait prises en charge à l’aéroport de la ville-région de Bruzout. L’une revenait d’Abidjan, la seconde d'Expo avec dans leurs valises 2.624 produits cosmétiques censés blanchir la peau. « J’ai fait ce voyage pour payer des retards de loyer », a déclaré la première, âgée de 49 ans. « Les produits étaient pour mes proches », a tenté de faire valoir l’autre, âgée de 32 ans. Les peines prononcées ont été lourdes : vingt mois de prison ferme pour la mère de famille de 49 ans, huit mois pour celle de 32 ans. 
On attend.
On se demande quand interviendra la libération de Mopoie et de Bangazegino.
On apprend que des responsables des « services » s'efforcent de « maintenir en détention certains détenus et prisonniers politiques » ou de « retarder la libération » de certaines personnes qui, aux termes de la loi, sont amnistiables. D'après Emmanuel Adu Cole, un de responsables de la Fondation Bill Clinton pour la paix (FBCP) à Expo, « l'application de la mesure d'amnistie se fait de manière sélective et suspecte ». Je continue de m'interroger avec la même naïveté perfide : « On n'entend pas la voix de La Malibran, soprano du barreau et ex-diva de la Châtellenie d'Awel. Elle n'a plus de voix ? Fatiguée par une vie d'excès ou la fumée des cigares des membres de « l'entourage », aurait-elle perdu sa voix ? »
On attend.
On apprend que des incidents se sont produits à quelques minutes de la fin d'un match opposant l'AS V.Club de la ville-duché d'Expo au TP Mazembe de Lubumbashi dans le cadre de la sixième et dernière journée du play-off de la Division I. Les supporters de l' AS V.Club auraient lancé toutes sortes de projectiles sur l'aire de jeu alors que le TP Mazembe menait par un but à zéro, poussant l'arbitre a interrompre la rencontre à plusieurs reprises. Des corps habillés auraient tiré des gaz lacrymogènes dans les gradins...
- Dans les tribunes, Douchka ?
- Allo coucou, petite chérie ! Tu es toujours à l'écoute ? Tu me surveilles ?
- Bien obligée !  Pourt'éviter de faire des bêtises :
- Eh bien non, pas dans les gradins, dans les pourtours ! Qui est nul ici ?
pour calmer la foule. Une bousculade s'en serait suivie et de nombreux spectateurs auraient alors été piétinés et étouffés. Quinze personnes au moins sont mortes et plus de vingt autres personnes ont été blessées. Je m'interroge : « Ohooh ? C’est embarrassant, non ? Une débandade, un mouvement de panique ou le début d'une émeute ? ». Le sorcier régalien chargé de la mobilisation, de la propagande, de l'animation politique et de l'éducation du peuple (et coordinateur stratégique de la pensée unique à l'usage des ensorcelés) et porte-parole du Grand Conciliabule de la République autocratique du Luabongo fait entendre la voix de son maître et se félicite de l'attitude des corps habillés en bleu qui, à son avis, se sont bien acquittés de leur tâche parce que parmi toutes les personnes décédées, aucune 
- Ohooh ? Batu mwindu bakufaka na microbes te ? Vraiment ? Ni même de balles tirées par les corps habillés en bleu ? Qui sont les ndoki ? 

- Chuttt ! Supputations malveillantes, fieu !
ne l’a été par balles : « Qui dirige notre sorcellerie, de simples supporters d'un club de football, l'AS V.Club dont tout le monde se rappellera qu'il fut, en son temps, soutenu par Seskoul, le dictateur ? Notre Jeune démocratie n'a de leçons à recevoir de personne ! Et encore moins des supporters de l'AS V.Club !»
On attend.
On apprend que des comptes du comptoir régalien des Finances ont été logés dans des banques commerciales  « pour contourner la lenteur souvent enregistrée dans la chaîne des dépenses ». C'est ainsi que les intérêts de fonds logés, pour une longue durée, dans la banque nigériane Access Bank RD auraient produit des intérêts versés dans des sous-comptes obscurs et que des mouvements suspects auraient été effectués sur les comptes de la République autocratique du Luabongo auprès d'Access bank pour un montant total de 687.605.622 Francs Luabongais sur une période d'environ six mois.
On attend.
On apprend que plus de quatre cent familles ont été sommées par Sep-Luabongo de quitter le site Ango Ango à Matadi. Se basant sur une décision rendue en sa faveur par le tribunal de grande instance de Matadi, l'entreprise Sep-Luabongo, spécialisée dans l’entreposage des produits pétroliers, menace en cas de résistance de détruire toutes les maisons construites sur le site querellé. Les habitants du site ont organisé une manifestation pour s’opposer à la menace de Sep-Luabongo. Ils affirment que ce site appartient aux ayants droit coutumiers et non à l'entreprise Sep-Luabongo et qu’ils ont acheté ces terrains en bonne et due forme auprès des ayants droit fonciers. Ils affirment qu'un arrêt de la Cour suprême de justice les avait reconnus comme vrais propriétaires du site.
On attend.
On se demande quand interviendra la libération de Mopoie et de Bangazegino..
On apprend qu'une cinquantaine de bénéficiaires de l’amnistie sortis récemment de Ndolo ou de l'Université Libre de Makala n’ont pas pu regagner leurs familles et sont « hébergés » dans un centre de transit à la cité Mama Mobutu où ils affirment ne pas disposer de leur liberté de mouvement. Le sorcier régalien chargé de la mobilisation, de la propagande, de l'animation politique et de l'éducation du peuple (et coordinateur stratégique de la pensée unique à l'usage des ensorcelés) et porte-parole du Grand Conciliabule de la République autocratique du Luabongo s'inscrit vigoureusement en faux contre cette affirmation : « Nous sommes un Etat, quand nous libérons des gens nous savons qu’ils sont libérés. Ce n’est pas parce que des gens sont gardés quelque part en attente d’être transportés vers un centre de réintégration au sein de l’armée qu’ils sont des prisonniers ». Je m'interroge encore, par principe et toujours aussi innocemment : « Ohooh ? Dans une sorcellerie, ce sont les « services » qui l’emportent sur les membres du Grand Conciliabule ?  La voix de La Malibran, soprano du barreau et membre du Grand Conciliabule,ne se fera donc jamais entendre. A-t-elle seulement une voix ? En a-t-elle jamais eu ? »
On attend.
On apprend que le parc des Virunga fait l'objet d'une rude bataille entre, d'une part, les associations de défense de l'environnement et de la nature et, d'autre part, la société britannique Soco International qui cherche à développer des projets d'exploration pétrolière. De nombreuses tentatives d'intimidation ont visé les gardes du parc et les activistes d'associations ayant critiqué ces projets. Tous ont été la cible d’appels téléphoniques et de SMS... On va s'occuper de vous ! Vous allez mourir pour rien ! C'est inutile de changer de voiture, nous connaissons toutes vos voitures !, menaçant leurs vies,  agressés, menacés ou détenus de façon arbitraire lors d'incidents impliquant directement les agents de « services », de la force navale et les autorités du duché. Je m'interroge : « Ohooh ? S'agit-il d'une crapulerie publique ou privée ordinaire ? Ou d'une crapulerie « mixte » et « innovante », fruit d'un partenariat public-privé ? Qui sont les sorciers prébendiers ducaux ou nationaux qui parrainent Soco et couvrent ses agissements ?» 
On attend.
On apprend que la Haute Hiérarchie, les sorciers régaliens, feudataires, légataires, proconsulaires ou territoriaux ne peuvent d'aucune manière être tenus pour responsables des catastrophes qui endeuillent la population Luabongaise et que celle-ci ...
- Ohooh ? Ce n’est plus aux personnes décédées, à leurs familles et à leurs proches qu’il appartient de calculer le nombre des morts et de désigner les responsables de leur décès ? Ce pouvoir revient désormais au Grand Conciliabule et, en dernière instance, aux « services » ? 
- Chuttt ! Gare aux imputations dommageables, allégations infondées et malveillantes, propos tendancieux et travestissement des faits ! Rastreins, fieu !
- Gare aux vérités inconvenantes, c'est bien ça, Nat ?
ne doit s'en prendre qu'à elle-même : les déraillements de deux trains de la Société nationale des chemins de fer du Luabongo (SNCL) à Katongola et Kabongo sont, après enquête officielle, imputables aux passagers eux-mêmes qui avaient pris place clandestinement à bord ou sur les toits de wagons de marchandises, aux agents qui n'avaient pas réussi à leur en interdire l'accès, aux conducteurs qui étaient en excès de vitesse et/ou avaient dépassé l'âge de la retraite tandis que... 
- Ohooh ? Et les dizaines de milliers de Luabongais refoulés de la République de Fara-Fara et d'Angola où ils avaient émigré en espérant trouver de meilleures conditions de vie ? Comment vous voyez ça,  Nat ?
- Cest très chelou ! Ceux-là, ce sont des moins que rien, fieu : des vendeurs à la sauvette, des cordonniers ou des plombiers ambulants, des éboueurs, des chauffeurs de bus ou taxis, des poussateurs ou des manutentionnaires, des domestiques ! Soki te, ce sont des marginaux, des prostituées, des illégaux ou des trafiquants ! Des Kuluna ou des ordures ! Des rogatons des FAZ, des restes d’Enyele, des trognons de Hutu ou des épluchures du MLC ! Qui dirige notre sorcellerie, des insoumis et des réfractaires, des décombres et des détritus ? La jeune démocratie du Luabongo n'a de leçons à recevoir de personne et encore moins de ses propres ressortissants qui ont lâchement fui à l'étranger pour se dérober à leurs devoirs ou se soustraire à la justice de leur pays !
- Et ceux qui se sont réfugiés en France, Nat ? Ou en Angleterre, au Royaume de Jupiler, au Canada, en Suède, aux États-Unis ou en Afrique du Sud ?Ou partout dans lemonde où ils étaient partis chercher « la paix, la justice et le travail » ? Comment vous les voyez ces gens-là, Nat ?
- C'est encore plus chelou ! Ces gens-là, ce sont des nostalgiques du mobutisme, des aigris et des envieux, des rebelles ou des aventuriers ! Ce sont des vendeuses de produits cosmétiques pour blanchir la peau, des violeurs de mineures de moins de 15 ans, des saboteurs de concerts de Werrason et de JB Mpiana, des agresseurs de « dignitaires » de notre pays en mission officielle ou en voyage privé à l'étranger ! Qui dirige notre sorcellerie, les Bana-Luabongo ? Les Bana Poto ? La Démocratie du Luabongo n'a de leçons à recevoir de personne et surtout pas de ses diasporistes ! Rastreins, valet !

la bousculade mortelle du stade Tata Raphaël a, de toute évidence, été provoquée par des supporters inciviques dont Tshaku, le sorcier régalien chargé de la mobilisation, de la propagande, de l'animation politique et de l'éducation du peuple (et coordinateur stratégique de la pensée unique à l'usage des ensorcelés) et porte-parole du Grand Conciliabule de la République autocratique du Luabongo rappelle qu'ils ont tendance à se constituer en milices.
On attend.
On apprend que des miliciens de Paul Sadala « Morgan », sont toujours actifs en Ituri. Un groupe d'éléments de Morgan, aux ordres de « Manu » a lancé une attaque contre les positions de l'armée dans la zone d’exploitation d’or de Muchacha, à 300 km à l’ouest de Bunia. Cet affrontement a provoqué le déplacement des populations locales vers les localités de Bandegaido et de Nyanya.
On attend.
On apprend que le pasteur Luabongais Joseph Mukungubila Mutombo… Dont certaines personnes prétendent qu'il est apparenté à la Haute Hiérarchie !, a été arrêté en Afrique du Sud où il est demandeur d'asile et où il vit avec sa famille...
- Allo ! Coucou, petite chérie ! Hola caracola ! Ecoute-moi ça : avec sa famille... et (la plupart de) ses huit épouses, écvidemment ! Qu'est-ce que tu dis de celà, petite chérie ?
- Lave-toi la bouche avec du savon, Douchka !
- Comment ça ? Au pays de Zuma (et tant qu’il est au pouvoir et bien qu’il soit tenu à la culotte par Julius Malema… comme un vulgaire Dominique Strauss-Kahn), être présenté comme le courageux époux de très nombreuses épouses n’est certainement pas une imputation dommageable ! Cette forme d’abondance est un privilère de caste, une façon de marquer sa différence ! Et sans doute aussi, une forme d’accumulation de capital travail ! Et une compensation due aux meilleurs combattants : Claude Deux le Gothique et Chaka Zoulou n’interdisaient-ils pas le mariage à leurs hommes en âge de faire la guerre pour qu’ils ménagent leurs forces ?
depuis près de 12 ans. Le pasteur Luabongais, en effet, est visé par un mandat d’arrêt international émis par Interpol, sur une plainte de la République autocratique du Luabongo, qui l’accuse d’avoir commandité des attentats contre plusieurs sites stratégiques Luabongais en décembre 2013. Le sorcier régalien chargé de la mobilisation de la propagande, de l'animation politique et de l'éducation du peuple (et coordinateur stratégique de la pensée unique à l'usage des ensorcelés) et porte-parole du Grand Conciliabule de la République autocratique du Luabongo s'est réjoui de cette arrestation et a souhaité l'extradition rapide du pasteur vers le territoire Luabongais : « Nous avons pu même avoir des contacts physiques avec nos homologues sud-africains parce que nos « services » l’avaient localisé en Afrique du sud. Et je crois que c’est cette vigilance et ce professionnalisme de nos « services » qui paient ». Le pasteur Mukungubila Mutombo a été remis en liberté sous caution quelques heures après son arrestation.

On attend.
On apprend que le syndicat des cheminots conteste les résultats de l'enquête officielle sur l’accident de train de Katongola. Le vice-président de la délégation syndicale de la SNCL met en cause l'état général de délabrement des locomotives de la société qui sont toutes de très vieilles locomotives, mises en service depuis plus de 40 ans, mal entretenues, réparées vaille que vaille avec les moyens du bord, jamais rééquipées. On s'imagine la réaction du sorcier régalien chargé de la mobilisation, de la propagande, de l'animation politique et de l'éducation du peuple (et coordinateur stratégique de la pensée unique à l'usage des ensorcelés) et porte-parole du Grand Conciliabule de la République autocratique du Luabongo : « Qui dirige notre sorcellerie, le vice-président d'une délégation syndicale ? La Nouvelle Démocratie du Luabongo n'a de leçons à recevoir de personne et encore moins de ses syndicalistes, toujours mécontents et insatisfaits !» 
On attend.
On apprend que la République autocratique du Luabongo figure en dernière position du classement 2013 des pays suivant l'indice de développement humain défini par la Programme des Nations Unies pour le Développement mais qu'elle a, par contre, gagné une place dans le classement 2014 des « pays où il est le plus difficile d’être mère », passant de la dernière place à l’avant dernière, classé désormais 177e sur 178. Le sorcier régalien chargé de la mobilisation, de la propagande, de l'animation politique et de l'éducation du peuple (et coordinateur stratégique de la pensée unique à l'usage des ensorcelés) et porte-parole du Grand Conciliabule de la République autocratique du Luabongo s'indigne : « Qui dirige notre sorcellerie, le PNUD, l’ONG Save the children ? Qui sont ces gens-là et de quoi se mêlent-ils ? Notre Jeune démocratie n'a de leçons à recevoir de personne !»
On attend.
On apprend que les chrétiens de la paroisse Kiwanuka de Buta reprochent à l'évêque de leur diocèse d’avoir suspendu sans raison valable le curé de leur paroisse, l'abbé Etienne Motomoya. Pour exprimer leur colère, des djeuns... 
- Ohooh ! C’est quoi, c’est qui et c’est comment ? Barouf à la paroisse ? Ce sont des ambianceurs-chômeurs qui se la pètent ? Des inciviques ou de mauvais chrétiens qui ne respectent plus les autorités alors qu’il n’y a pas d’autorité qui ne vienne de Dieu (Rom 13 :1) ? Des petits du quartier de la demoiselle qui lui reprochaient d’avoir refusé de nouer des relations immorales avec l’un d’entre eux et de se livrer à des pratiques obscènes en bande organisée avec tous ? Et qui sont à présent instrumentalisés par un abbé jaloux ne supportant pas que son évêque vienne piocher dans son troupeau ? 
- Chuttt ! Atteinte à l'honneur de Dieu et à l'honneurde ses serviteurs ! Gare aux excommunications, décapitations et autres bûchers purificateurs,  fieu ! Les églises ont, elles aussi, leurs sorciers, leurs « services » et leurs crapuleux ! Rastreins, fieu ! Sois prudent ! Méfie-toi !

- Gare au flashover, Nat ? 
de la cité de Buta ont saccagé l’évêché du diocèse et l’évêque n'a eu la vie sauve que grâce à l’intervention de la police. L’évêque de Buta avait suspendu l’abbé Motomoya parce celui-ci l'avait accusé d’avoir fait un enfant à une de ses paroissiennes mariées. Le conseil paroissial avait contesté les mesures de suspension et de fermeture de la paroisse prises par l'évêque car elles auraient été décidées à l’encontre des normes canoniques.
On attend
On se demande quand interviendra la libération de Mopoie et de Bangazegino.
On apprend que le général*** prélat inquisiteur et persécuteur du Saint-Office et Ysengrin, l'Administrateur général des "services", dont je continue de taire le véritable (celui du village) patronyme ou nom des ancêtres… Pour l'instant !,  continuent de s'opposer systématiquement à la libération de Mopoie et de Bangazegino. Je continue de m'interroger mais je sens que ma colère monte : « La voix de La Malibran continue à ne pas de faire entendre ? A-t-elle été muselée ? Ou a-t-elle toujours, depuis le début de cette histoire, fait partie de tous les complots manigancés contre Mopoie et Bangazegino ? »

On attend toujours de RIIIR



Vous êtes perdu(e)s ?
Et vous vous demandez où trouver un plan de la ville, un menu de la semaine ou une table des matières quelconque… et comment avoir accès à chacune des différentes séries de séquences du buku « sorciers, services et crapuleux » ?
Problème ezali te, cliquez sur : http://sosecra.blogspot.be/



SCC3/4 - Ebeba ebeba ? Sursoir encore à la diffusion de mon buku et désamorcer mes pralines infamantes et ridiculisantes alors qu’elles sont toutes prêtes à exploser dans la gueule des crapuleux et (nini eza réellement sima ya makambo oyo?) de leurs commanditaires ?

Nzombo le soir ? (4)

On attend.
On apprend que les agriculteurs de Kanyama, à 800 km de Lubumbashi, peinent à écouler leurs produits (du maïs, du haricot jaune et vert, du manioc, de l’arachide et du riz) et craignent que l’abondante moisson de cette saison culturale ne soit gâchée. En effet, les commerçants des duchés du Kasaï, habituels acheteurs des produits de Kanyama, s’approvisionnent ailleurs désormais, suite à la rareté des trains-marchandises de la SNCL et au mauvais état de la route.
On attend.
On apprend que le chef milicien Paul Sadala dit Morgan est mort « des suites des tortures qui lui ont été infligées ». Après inhumation du corps de Morgan, 34 jours après sa mort, et un examen radiologique de sa dépouille, une équipe de médecins a rédigé un rapport faisant état de blessures profondes causées par un objet tranchant. Le même rapport fait également état de fractures au niveau du tibia et
- Ohooh ? C’est plutôt embarrassant ça, non ? Des coups de bals lui ont heurté par tout le corps, Nat?
- Boye, fieu ! Rébellion caractérisée ! Association de malfaiteurs et destruction méchante de biens ! Insultes aux forces de l’ordre ! C'était chelou !  Même après sa reddition, Morgan continuait de se montrer insolent et irrespectueux et menaçait de « tout dire », de « tout raconter » ! 

de blessures par balles.
On attend.
On apprend que les enseignants de plus de cinquante écoles de la baronnie de Popokabaka, dans le duché du Bandundu, ont suspendu les cours depuis trois semaines pour aller toucher leur salaire du mois d’avril dernier. Depuis la bancarisation de la paie, en effet, leur salaire leur est versé dans les agences bancaires de la cité de Kenge, à plus de cent kilomètres de leurs écoles. Auparavant, les enseignants de Popokabaka percevaient leur salaire auprès de Caritas. 
On attend.
On apprend que les habitants du bourg autonome de Dibindi ont saccagé le poste de police du sous commissariat de Monzo 2 dans la ville franche de Mbuji-Mayi. Ils protestaient... 
- Ohooh ? Des gens de la basse classe encore, toujours insatisfaits ? Des shayeurs, des tenancières de malewa, des garagistes clandestins, des trafiquants et des commissionnaires, des vendeuses de marchés pirates et des prostituées qui envahissent nos avenues, encombrent nos artères et obstruent nos quartiers ?
- Onyati, fieu ! Je ne te le fais pas dire !
contre la mort de la propriétaire d’un restaurant atteinte par un coup de feu tiré « par méprise » par un corps habillé de ce poste. Le corps habillé incriminé se serait enfui. Pour des « raisons d’enquêtes », deux de ses collègues ont été arrêtés. 
On attend.
On apprend que le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme au Luabongo dit avoir enregistré au mois d’avril 2014, deux cent trente-deux cas de violations des droits de l’homme commises sur le territoire national. Ce qui représente une augmentation d’environ 23 % par rapport au mois de mars. Il s’agit notamment d’atteintes au droit à l’intégrité physique, à la liberté et à la sécurité de la personne, des atteintes à la vie et au droit de propriété perpétrées particulièrement dans les duchés du Nord et Sud-Kivu. Scott Campbell, le directeur du BCNUDH au Luabongo, a déclaré, lors d'une conférence de presse, que les responsables de violations des droits de l’homme devaient être exclus des services publics, notamment des forces de défense et de sécurité, et traduits en justice. Je m’interroge : « Ohooh ? On voit bien à quoi ressemblent les violateurs de droit de l’homme mais on aimerait bien savoir à quoi ressemblent les statisticiens-recenseurs de violations ? Et s’ils ont accès au Camp Tshatshi des Bana Mura, au camp Kokolo des Bérets noirs (le Bataillon PM/Ville d’Expo PM, bras armé du Saint-Office et dont le commandant répond aux ordres du général***), au Camp Lufungula des unités de la police chargée de la répression des manifestations et aux différents cachots secrets et lieux de détention clandestins ? » On imagine déjà la réaction excédée de Tshaku, le sorcier régalien chargé de la mobilisation, de la propagande, de l'animation politique et de l'éducation du peuple (et coordinateur stratégique de la pensée unique à l'usage des ensorcelés) et porte-parole du Grand Conciliabule de la République autocratique du Luabongo : «  Toujours ce Scott Machin... soki Campbell ! Dénonciations calomnieuses ! Accusations à l'emporte-pièce ! Qui dirige notre sorcellerie, les Nations Unies ?  Dans le domaine des droits de l'homme la Nouvelle Démocratie nationale et souveraine du Luabongo n'a de leçons à recevoir de personne !»
On attend.
On apprend que les agents de la Société nationale des chemins de fer du Luabongo (SNCL) ont déclenché une grève pour réclamer trois mois d’arriérés de salaire. Des sources concordantes affirment que cet arrêt de travail paralyse tous les services de cette entreprise ferroviaire à Kalemie. Cette grève commence quelques jours l'annonce de la commande de 18 nouvelles locomotives qui ne pourront pas être livrées avant de longs mois. En attendant, pour ne pas suspendre le trafic ferroviaire, il a été décidé de doter la SNCL de « locomotives reconditionnées », des vieilles locomotives entretenues, réparées et rééquipées. Je m’interroge : « Ohooh ? Des locomotives « occasions d'Europe » (ou d'Afrique du Sud) sans doute ? Après ses lits d’hopitaux de deuxième main, ses mâchoires de vache et ses carcasses de porc, ses tombola bwaka, ses Antonov rouillés et ses coopérants « invendus du marché du travail », le Tout-Puissant Marché cherche à fourguer et à rentabiliser ses vieilles locomotives ? Fouchtra a encore toutes ses chances ? »
On attend.
On apprend d'une part et d'autre part.
On apprend d'une part que sur les 126.280 Luabongais (chiffre arrêté à la date du 23 mai 2014) expulsés de la République de Fara-Fara, trois mille seulement ont été hébergés dans le site de Maluku, aménagé pour les accueillir. 
On apprend d'autre part, selon des responsables de la Société Luabongaise des transports et ports (SLTP), que les recettes de traversée du fleuve Luabongo sont passées de 10 à 2 millions de Francs Luabongais (environ 10.840 à 2.168 USD) par jour. 
On attend.
On se demande quand interviendra la libération de Mopoie et de Bangazegino.
On apprend que le Présidium des « concertations nationales » pourrait être saisi de la question de la libération de Mopoie et de Bangazegino. Une amnistie sélective, en effet, n'est pas dans l'esprit desdites concertations qui avaient préconisé la libération de tous les prisonniers politiques. 
On attend et je m’interroge : « La voix de La Malibran ne se fait toujours pas entendre. Mopoie et Bangazegino sont exténués mais gardent toujours espoir et on me demande de ne pas dégoupiller mes pralines et de les garder au frais, pendant un certain temps encore et de surseoir de nouveau à la diffusion de mon buku : il faut attendre, attendre, attendre, attendre, attendre, attendre, attendre encore, attendre la libération effective de Mopoie et de Bangazegino. Ou la prorogation des « lettres de cachet » prises à leur encontre et la confirmation de leur maintien arbitraire en détention. »

Pour ma part, je suis prêt !
Mon roman-feuilleton, comme arme de réserve contre la crapulerie, le mensonge et la manipulation, l'arbitraire et la barbarie est presque au point, plutôt bien rodé et prêt à exploser, dans tous les sens et à tout instant, en rafales successives et pétarrrrradantes ! Ebeba ebeba !
Depuis quelques semaines, j'ai d'ores et déjà massé des premières troupes aux frontières : des séquences d'avant-garde, très motivées, bien entraînées, disposées à passer à l'assaut, attendant (comme un virus planqué dans une alvéole ou un ventricule) les ordres.
Avec les troupes non engagées dont je dispose encore à l'arrière… Et je continue de recruter ! je suis en mesure de lancer une offensive littéraire continue, étalée sur plus d'une année.

Jusqu'à la victoire finale ! Jusqu'à la chute des crapuleux et la libération de Mopoie et de Bangazegino !
Et pour que la République autocratique du Luabongo cesse d'être une sorcellerie dans laquelle l'ensemble de la population est placée sous la surveillance des « services » et où les crapuleux peuvent agir librement et impunément.
Ebeba ebeba !

On attendtoujours de RIIIR



Vous êtes perdu(e)s ?
Et vous vous demandez où trouver un plan de la ville, un menu de la semaine ou une table des matières quelconque… et comment avoir accès à chacune des différentes séries de séquences du buku « sorciers, services et crapuleux » ?
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SCC3/5 - Un coup de feu tiré en l’air pour disperser la population touche en plein front une élève de 18 ans

Nzombo le soir ? (5)

On attend.
On apprend que les familles des quinze supporters de l'AS V.Club décédés à l’issue du match ayant opposé leur équipe au TP Mazembe au stade Tata Raphaël réclament une compensation financière. Elles relèvent que le rapport médical de toutes les victimes signale une seule cause...
- Ohooh ? Batu mwindu bakufaka na microbes te ? Vraiment ? Ni même d'étouffement par les gaz ? Qui sont les ndoki ?
- Chutt ! Il y a des questions qu'il vaut mieux ne pas poser et auxquelles il est préférable de ne pas répondre, fieu ! Rastreins,valet !
de décès : « l'étouffement par les gaz lacrymogènes ». Le sorcier proconsulaire « élu » à la tête de la ville-duché d'Expo (alias Haut-Sommet, alias « Mboka oyo ekobonga lisusu te ! », alias Ya André) a remis à chaque représentant des quinze familles une enveloppe contenant la somme de 2.500.000 Francs Luabongais comme frais des funérailles. 
On attend.
On apprend que les étudiants de l’Institut supérieur d’études agronomiques (ISEA) à Bengamisa ont barricadé la route de Banalia, au point kilométrique 60 (à l’entrée de leur établissement) pour protester contre le manque d’enseignants.  Depuis environ un mois, les cours ne se donnent plus dans cette institution, faute d'enseignants. La manifestation a été dispersée par les corps habillés en bleu.
On attend
Et voici que je reçois un message que Mopoie et Bangazegino réussisent à me faire parvenir : « Mbote de Makala. Mposo elamu. » 
On attend.
On apprend d'une part et d'autre part.
On apprend d'une part que dix ressortissants de la République autocratique du Luabongo sont devenus docteurs/PhD en droits de l’Homme de l’Université de Bangui, en RCA, pour le compte de la Chaire Unesco de cette institution d’enseignement universitaire. L’Université d'Expo (soki Expo, soki Mboki, lokola "Mboka ya ba ndoki") ayant été dessaisie des formations doctorales de la Chaire Unesco des droits de l’Homme pour l'
Afrique centrale et les pays des Grands lacs, ces doctorants ont achevé leurs thèses et à les ont défendues à l’Université de Bangui. La cérémonie de remise de ces diplômes a été organisée début mai à Brazzaville, compte tenu de la situation que traverse la RCA depuis près d’une année déjà. 
On apprend d'autre part que le chef de la mission de l'ONU en République autocratique du Luabongo, Martin Kobler, et la représentante spéciale des Nations Unies sur la violence sexuelle dans les conflits armés, Zainab Bangura, ont exhorté les autorités de la République de Fara-Fara à cesser immédiatement d’expulser des ressortissants du Luabongo et demandé aux autorités de la République de Fara-Fara d’enquêter sur différentes allégations de violations des droits de l’homme  : expulsions massives effectuées dans l'irrespect des principes et règles du droit international en la matière, violences sexuelles commises avant et pendant les opérations d’expulsions, mères ayant accouché sans assistance sur la rive du fleuve Luabongo, enfants tombés dans l'eau et noyés dans le fleuve pendant les traversées forcées. 
On attend.
On apprend que les conducteurs des trains de la Société nationale des chemins de fer (SNCL) à Lubumbashi (Katanga) ont déclenché un mouvement de grève. Ils protestent contre les propos du sorcier feudataire ayant reçu le Transport en prébende qui imputait la responsabilité du déraillement de Katongola à leur collègue décédé dans cette catastrophe ferroviaire. Dans un mémo adressé à leur employeur, les cheminots conditionnent notamment la reprise de travail au dédommagement des familles des agents qui ont péri dans cet accident.
On attend
On apprend qu'un éléphant enlisé dans la boue depuis plus de deux mois sur la rive gauche du fleuve Luabongo entre les villages Kibondo et Kalombo dans la baronnie de Malemba Nkulu au grand-duché du Katanga, a enfin réussi à « sortir de son piège ». Selon le directeur grand-ducal de l’Institut Luabongais pour la conservation de la nature (ILCN), le pachyderme a réussi à surnager, dans le marécage qui le retenait, à la faveur de la montée des eaux du fleuve. Il serait actuellement à la recherche de son troupeau.  
On attend
On apprend que deux personnes ont été tuées dans le centre-est de la capitale du Luabongo, au cours d’une interpellation qui a dégénéré. Des corps habillés en bleu étaient venus arrêter un directeur d’école accusé de viol sur mineure d’une quinzaine d’années dans le bourg autonome de Kisenso. Un corps habillé a tiré des coups de feu pour disperser la population qui s’opposait à cette arrestation, atteignant une élève de 18 ans au niveau du front. Elle est morte sur place. Des djeuns...
- Ohooh ? C’est embarrassant ça, non ?
- Embarrassant wapi, fieu ? Ces gens-là, ce sont des Babola de la basse classe ! Des tireurs de pousse-pousse et des garagistes pirates ! Des plombiers et des électriciens ambulants qui passent leurs journées à sillonner des quartiers sans eau courante ni électricité ! C'est chelou ! Ils n’ont vraiment rien d’autre à faire qu’attaquer la police ?

se sont opposés à ce que les corps habillés emmènent leur collègue auteur du tir. Un attroupement s’est vite formé. Au fur et à mesure qu’ils avançaient vers leur commissariat du comté de Mont Amba situé à Matete (alias Londres), les corps habillés en bleu ont essuyé des jets de pierre auxquels ils ont répondu en lançant des grenades lacrymogènes. Ils ont arrêté un djeun qui a succombé à ses blessures après avoir été tabassé : «Ils l’ont frappé à mort, comme on frappe un rat. Il est mort à l’hôpital Omeza, ici à Matete. A la manière dont on l’a frappé, il ne pouvait pas survivre».
On attend.
On apprend qu'une marche a été organisée à Goma pour réclamer de l’eau potable. De nombreux habitants du chef-lieu du duché du Nord-Kivu sont, en effet, obligés de se rendre chaque jour au lac Kivu pour y puiser de l'eau qui est pourtant impropre à la consommation. Les manifestants transportaient des bidons vides et des calicots où l’on pouvait lire : «Nous sommes fatigués de parcourir des kilomètres pour puiser de l’eau au lac». On rappellera, à cette occasion, que seuls 26% des Luabongais ont accès à l'eau potable et que le lac Kivu renferme de très fortes concentrations de gaz, ce qui le rend extrêmement dangereux, et que les rives de ce lac sont très peuplées. 
On attend.
On se demande quand interviendra la libération de Mopoie et de Bangazegino.
On apprend que l'avocat des corps habillés en kaki et en bleu bénéficiaires de l’amnistie mais encore hébergés dans un site de transit de la ville-duché d'Expo (à la cité Maman Mobutu) accuse le Grand Conciliabule de la République autocratique du Luabongo de ne pas respecter la loi sur l’amnistie pour faits de guerre et insurrectionnels. Me Jean-Marie Kabengele, affirme que certains de ces amnistiés sont extraits nuitamment du site où ils sont hébergés à la Cité Maman Mobutu et amenés dans d’autres villes du pays sans que leurs familles en soient informées. « M. Kwadeba et Kabongo ont été pris. Ils ont passé la nuit au camp Kokolo. Destination : Mbuji-Mayi. Il y a M. Kobambu qui a été amené à Goma. Agolowa, Yimbi et Epumba ont été acheminés à Boyoma sans que leurs familles le sachent. Il y a eu encore le colonel Lingongo et les autres qui ont été acheminés à des endroits jusque là inconnus », rapporte l’avocat, s’interrogeant sur l’effectivité de l’amnistie qui couvre les faits insurrectionnels, faits de guerre et infractions politiques commis entre le 1er janvier 2006 et le 20 décembre 2013. « Est-ce l’exécution effective de la loi d’amnistie ou c’était tout simplement le changement des lieux de détention pour tromper l’opinion nationale et internationale ? Nous sommes maintenant convaincus que le pouvoir en place ne veut pas exécuter la loi d’amnistie », affirme Me Jean-Marie Kabengele. Quant à moi, Vié ba Diamba, je m'interroge encore, toujours aussi innocement : « Ohooh ? La Malibran, soprano du barreau et ex-diva de la Châtellenie d'Awel, souffrirait-elle d'une extinction de voix ? Serait-elle devenue une énorme déception, un ex-futur grand espoir qui n'aurait jamais confirmé ? N’ose-t-elle pas affronter les « services » ? A-t-elle peur de perdre sa place au sein du Grand Conciliabule ? »
On attend.
On apprend, que le gouvernement de la République de Fara-Fara a rendu publique une déclaration en réponse à certaines « allégations » de l'ONU. Selon cette déclaration, une opération de lutte contre la criminalité et le grand banditisme a été entreprise, depuis le 4 avril 2014, dans certains quartiers périphériques de Brazzaville. Cette opération, dénommée: «Mbata ya bakolo», a conduit à l’interpellation et au rapatriement de près de deux mille ressortissants de la République autocratique du Luabongo, en situation irrégulière. Redoutant une interpellation, bien d’autres citoyens du Luabongo ont alors décidé de quitter, volontairement le territoire de la république de Fara-Fara. Ainsi, près de 130.000 personnes ont traversé le Pool Malebo, en direction de leur pays d’origine. Je m’interroge : « Ohooh ? La République de Fara-Fara serait-elle aussi tombée entre les mains de sorciers, de « services » et de crapuleux ? Disposerait-elle également d’un menteur d’Etat, d’un sorcier régalien chargé de l’agit-prop ? » Ladite déclaration du gouvernement de la République de Fara-Fara indique encore que Monsieur Martin Kobler n'est pas proconsul de la République de Fara-Fara et que le Luabongo et la République de Fara-Fara sont dotés de mécanismes bilatéraux de gestion et de règlement des crises qui ont fait la preuve de leur efficacité tout au long de leur histoire commune. On imagine la réaction scandalisée de Tshaku, le sorcier régalien chargé de la mobilisation, de la propagande, de l'animation politique et de l'éducation du peuple (et coordinateur stratégique de la pensée unique à l'usage des ensorcelés) et porte-parole du Grand Conciliabule de la République autocratique du Luabongo de la République autocratique du Luabongo: « Qui dirige notre pays, le chef de Mission des Nations Unies au Luabongo, ce Martin Kobler dont les propos grossiers et outrageux nuisent au climat d'entente, de concorde et de respect mutuel qui règne si heureusement sur les deux rives du fleuve Luabongo, entre les peuples frères du Luabongo et de la République de Fara-Fara ? La Jeune démocratie du Luabongo n'a de leçons ni d’injonctions à recevoir de personne et surtout pas de la Monuslu ! Les Nations-Unies n’ont pas à suspendre quelque épée de Damoclès que ce soit sur République autocratique du Luabongo, libre, démocratique, transparente, indépendante et souveraine !  »
On attend.
On apprend, de la plume de Tshaku, le sorcier régalien chargé de l’agit-prop, signataire d'un « communiqué officiel » rendant compte de cette rencontre, que la Haute Hiérarchie de la République autocratique du Luabongo a fermement « recadré » les ambassadeurs accrédités dans ce pays de même que Martin Kobler, patron de la Mission des Nations Unies au Luabongo, et qu'elle a lancé un sévère avertissement aux missions diplomatiques qui seraient tentées de s'ingérer dans les affaires intérieures de la sorcellerie. Elle a néanmoins rappelé que les recommandations pertinentes des concertations nationales qui concernent le recensement administratif, la formation d'un Grand Conciliabule de cohésion nationale et l'amnistie, sont en cours ou en voie d'application. Et ledit sorcier régalien de conclure :« Qui dirige notre sorcellerie, des chancelleries étrangères qui se mêlent de questions de politique intérieure relevant de la seule souveraineté de la République autocratique du Luabongo ? Le chef de la Mission des Nations Unies au Luabongo ? La Nouvelle Démocratie du Luabongo dont le monde entier reconnait la qualité de ses sauces nationales, la pertinence de ses préparations souveraines et la sapidité des poissons de son fleuve à nul autre pareil (mboto, monganza, elolo, mongusu, mbenga, liyanga, mabongo ou poisson-chat, mopongo, malangwa, ngolo et mpoka, malwa alias « kapiténe » et le nzombo qui, de loin, ressemble à une anguille, etc), n'a d’injonctions à recevoir de personne  et surtout pas des représentants de missions diplomatiques étrangères à qui nous avons généreusement offert notre hospitalité légendaire !»
On attend.
On apprend que quatre personnes placées en détention préventive à la prison de Boma à Kipushi au Katanga y sont mortes 
- Ohooh ? Batu mwindu bakufaka na microbes te ? Vraiment ? Ni même d'étouffement dans une cellule surpeuplée ? Et qu’est-ce que « la prison de Boma » est allée faire à Kipushi ? C’est aussi extravagant que l’existence d’un dancing-club « Bandal » au deuxième niveau de l’immeuble Digital à Aru ? De qui se moque-t-on encore ?
- Chutt ! Tu as encore raté l’occasion de te taire, fieu ! Oyebi rien du tout à quoi que ce soit ! Certaines de tes questions sont de très mauvais goût et témoignent d'une ignorance crasse de la géographie et de l'histoire de la République autocratique du Luabongo ! Comme d’habitude, tu n’as pas pu te retenir ! Rastreins, fieu !

d’étouffement. Trois autres détenus présentant les mêmes « symptômes » ont été envoyés à l’hôpital de référence Betty pour être soignés. Depuis le début de l’année huit détenus de cette maison carcérale y sont également décédés. Construite pour accueillir 60 détenus, cette maison carcérale en compte actuellement 311.
On attend
On apprend qu'une quatrième session de la commission spéciale de défense et de sécurité entre le Luabongo et la République de Fara-Fara s'est tenue dans la ville-duché d'Expo pour évaluer, non seulement l'exécution des accords de défense et de sécurité mais aussi l'opération des expulsions et qu'une convention sur la circulation et l’établissement des personnes et des biens entre les deux pays a été signée. 
On attend.
On apprend d'une part et d'autre part.
On apprend d'une part que cinq mois après l’assassinat du colonel Mamadou Ndala, l’ONG Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho) plaide pour la comparution des présumés auteurs ou complices de cet acte devant les juges. Quinze « suspects » dans cette affaire sont détenus dans les cachots du Saint-office de la garnison de Beni dans le cadre d'une enquête menée par un prélat inquisiteur et persécuteur, le général*** qui s'est refusé à tout commentaire concernant ce dossier. Parmi les quinze suspects aux arrêts figurent quatorze militaires et un civil. Deux gardes du corps du colonel Mamadou Ndala et quatre officiers sont au nombre des militaires arrêtés. 
On apprend d'autre part que des ONG de défense des droits de l’homme réclament, quatre ans après l'assassinat des défenseurs des droits de l’homme Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, la poursuite du procès Chebeya interrompu en appel depuis novembre 2012. D'autre part encore et compte tenu de l’absence de procédure équitable menée dans un délai raisonnable en République autocratique du Luabongo, une plainte avec constitution de partie civile vient d'être déposée au Sénégal contre le major Paul Mwilambwe, l’un des responsables présumés dans l’affaire Chebeya-Bazana, par les avocats du Groupe d’action judiciaire (GAJ) de la FIDH et des membres des familles de Floribert Chebeya et de Fidèle Bazana :« Nous avons saisi la justice sénégalaise, car Paul Mwilambwe se trouve au Sénégal et qu’en vertu de la loi sénégalaise, la justice de ce pays est compétente pour instruire et juger ces crimes dans lesquels Paul Mwilambwe semble impliqué  », a déclaré le responsable du GAJ de la FIDH. Le major Mwilambwe avait témoigné dans le film du cinéaste Thierry Michel, « L'affaire Chebeya, un crime d'État ? ». Dans ce documentaire, Paul Mwilambwe accusait le chef des corps habillés en bleu d'avoir ordonné l'élimination de Floribert Chebeya et de Fidèle Bazana. Le sorcier régalien chargé de la mobilisation, de la propagande, de l'animation politique et de l'éducation du peuple (et coordinateur stratégique de la pensée unique à l'usage des ensorcelés) et porte-parole du Grand Conciliabule de la République autocratique du Luabongo monte aussitôt au créneau : « Qui dirige notre sorcellerie, le FIDH, un officier fuyard et renégat, la justice du Sénégal ? C’est quoi ça, la « compétence universelle » et qui se cache derrière ça ? La Nouvelle Démocratie du Luabongo à la sauce nationale et souveraine n'a de leçons à recevoir de personne et surtout pas du Sénégal (dont l’équipe de football n’a même pas été qualifiée pour la CAN 2015) et d'une prétendue fédération internationale de quoi que ce soit !»
On attend.
On apprend que l’ONG « Freedom from Torture » a publié un rapport selon lequel, le viol, y compris les viols collectifs et les viols multiples, est utilisé régulièrement par des fonctionnaires de la République autocratique du Luabongo. Ces sévices visent à punir des femmes actives en politique, dans la ville-duché d'Expo et dans d’autres régions du pays situées en dehors de la zone de conflit armé. Le sorcier régalien chargé de la mobilisation, de la propagande, de l'animation politique et de l'éducation du peuple (et coordinateur stratégique de la pensée unique à l'usage des ensorcelés) et porte-parole du Grand Conciliabule de la République autocratique du Luabongo monte immédiatement au créneau et fustige le rapport précité, tout en faisant valoir qu’il n’est pas digne de commentaire : « Qui dirige notre sorcellerie ? De quoi se mêle cette ONG qui ne connaît même pas le Luabongo ? C'est du n'importe quoi ! Ce rapport est absolument déjanté, totalement ridicule ! Nous n’avons pas souhaité y réagir, tellement les faits qu'il relate sont « complètement enchevêtrés » ! La Jeune démocratie du Luabongo, ses bérets rouges et ses bérets noirs, n'a de leçons à recevoir de personne et surtout pas d'une ONG étrangère à la solde de forces obscures et de puissances étrangères !»
On attend.
On apprend que les miliciens Maï-Maï jadis sous ordre du chef Paul Sadala, alias Morgan...
- Ohooh ? Celui-là même qui… 
- Affirmatif !
- Sans doute n’a-t-il pas eu assez de bals par tout son corps  ?
- Affirmatif, fieu ! Et maintenant ce sont les gens de sa famille qui viennent réclamer son décompte final ! Ces gens n’ont plus de respect ! Batu wana vraiment !
ont mené de nombreuses incursions dans la baronnie de Wamba et de Mambassa, poussant près de neuf mille personnes à se réfugier au poste d’Etat de Niania. On indique que la Réserve de la faune Okapi (RFO) d'Epulu, dont quinze animaux en captivité avaient été tués par Morgan et ses hommes, héberge encore plus de trois mille okapis à l’état sauvage. 
On attend.
On apprend d'une part et d'autre part.
On apprend d'une part que plus de 300 prisonniers se sont évadés de la prison centrale de Bukavu (bilan provisoire : 4 morts, près de 15 blessés). Une enquête a été lancée pour éclairer les circonstances de cette évasion et déterminer comment des armes sont parvenues à l’intérieur de la prison.
On apprend d'autre part que 1.327. 000 candidats environ ont été inscrits au Test national de fin d’études primaires (Tenafep), édition 2014, soit une augmentation de 18% par rapport à l’année 2013. Cet examen, passé à travers toutes les écoles du pays, permet aux finalistes du cycle primaire d’obtenir le certificat qui les autorise à accéder au niveau secondaire. 
On attend.
On apprend, de l'avis du chef de la délégation de l’Union européenne au Luabongo, que les résultats macroéconomiques de la République autocratique du Luabongo sont excellents… 8,5 de croissance ! mais que « la population...
- Ohooh ? « Nzambe akosala », ça ne fonctionne pas toujours comme il faudrait ? La main invisible du marché ne bénit pas tout le monde ?
-  Chutt ! Tika makelele !
n’en bénéficie pas ». Tshaku, le sorcier régalien chargé de la mobilisation, de la propagande, de l'animation politique et de l'éducation du peuple (et coordinateur stratégique de la pensée unique à l'usage des ensorcelés) et porte-parole du Grand Conciliabule de la République autocratique du Luabongo n'a pas du tout apprécié cet avis et l’a jugé désobligeant : «Qui dirige notre sorcellerie, les ambassadeurs et les chefs de délégations accrédités auprès de la République autocratique du Luabongo ? La Nouvelle Démocratie du Luabongo, son ndombolo et son mungwa ya basengi, n'a de leçons à recevoir de personne et surtout pas de l'Union européenne dont, que je sache, le Luabongo ne fait pas partie et à laquelle nous n’avons pas de comptes à rendre !»

On attend.
On apprend d'une part et d'autre part.
On apprend d'une part que la production agricole a baissé dans la baronnie de Kalehe (Sud-Kivu). Cette baisse serait due à la rareté des pluies qui a rendu le sol moins fertile. Les agriculteurs de Kalehe déclarent manquer de semences de choux, carottes, aubergines, piments et tomates qui n’exigent pas une grande fertilité du sol pour pousser, contrairement au manioc et au café. 
On apprend d'autre part que le marché agricole, ouvert depuis une semaine, se poursuit normalement dans la baronnie de Manono, à 450 km au sud-ouest de Kalemie. Les produits abondent sur le marché et les bonnes performances enregistrées dans les activités agricoles touchent les six cultures de base de la région : l’arachide, le mais, le manioc, le riz paddy, le haricot niébé et la patate douce. Des facteurs climatiques favorables à l’agriculture (pluies abondantes) ont permis ces bonnes récoltes.
On attend.
On apprend que la justice sénégalaise se déclare compétente pour juger le major Paul Mwilambwe, un des corps habillés en bleu condamné par contumace par la justice Luabongaise à la peine de mort pour l’assassinat des défenseurs des droits de l’homme Floribert Chebeya et Fidèle Bazana. Paul Mwilambwe vit actuellement au Sénégal. Il est considéré comme un témoin clé dans cette affaire. En 2012, il avait fait des révélations au cinéaste Thierry Michel et mis en cause l'ancien Inspecteur général*** dont je tairai le nom du village... Pour l'instant !, dans l’assassinat de deux défenseurs des droits de l’homme. Il avait également donné des indications sur l’endroit où Fidèle Bazana, dont le corps n’a jamais été retrouvé, aurait été enterré.
On attend.
On se demande quand interviendra la libération de Mopoie et de Bangazegino.
On apprend, d'après un point de presse de Tshaku, le sorcier régalien chargé de la mobilisation de la propagande, de l'animation politique et de l'éducation du peuple (et coordinateur stratégique de la pensée unique à l'usage des ensorcelés) et porte-parole du Grand Conciliabule de la République autocratique du Luabongo, que 109 autres prisonniers appartenant à différents groupes rebelles (M23, Bakata-Katanga, etc) ont bénéficié de la loi d'amnistie du 11 février 2014.
On apprend que Mopoie et Bangazegino ne figurent pas sur cette troisième liste de bénéficiaires de la loi d'amnistie. Je m'interroge, de moins en moins naïvement : « Ohooh ?  Pourquoi La Malibran continue-t-elle de se taire dans cette affaire ? Est-elle définitivement impuissante ou carrément complice ?» Et je me prends quelquefois à douter : « Mes « personnages » vont-ils devoir me quitter, s'éloigner et décider... C'est leur droit ! de déserter  le roman qui raconte leurs tribulations, craignant... A juste titre ! pour leur vie ? Je ne puis pas ne pas les comprendre et je m’attache à supprimer, très soigneusement, toutes les mentions qui pourraient permettre de les identifier de façon formelle. Mais je vais quand même continuer d'écrire et d'essayer de faire RIIIR. En préservant l'« anonymat » de mes personnages et jusqu'à leur libération ! parce qu’on n’a pas le droit de s'arrêter en chemin et de fermer sa gueule. «
On attend.
On se demande quand interviendra la libération de Mopoie et de Bangazegino.
On attend toujours de RIIIR



Vous êtes perdu(e)s ?
Et vous vous demandez où trouver un plan de la ville, un menu de la semaine ou une table des matières quelconque… et comment avoir accès à chacune des différentes séries de séquences du buku « sorciers, services et crapuleux » ?
Problème ezali te, cliquez sur : http://sosecra.blogspot.be/



SCC3/6 - Le départ du deuxième tour cycliste de la République autocratique du Luabongo est donné par Cravate Rouge, le Premier Sorcier et Chef du Grand Conciliabule

Nzombo le soir ? (6)

On attend.
On apprend qu'un dernier lot de cent bus neufs de la firme Transport au Luabongo (Translu) est arrivé dans la ville-duché d'Expo (soki Mboki) et a été conduit au dépôt central de l'entreprise, au quartier Matadi, dans le bourg autonome de Masina. Ce qui porte à cinq cent le nombre total de véhicules de cette société de transport en commun appelés à circuler dans les rues de la capitale du Luabongo.
On attend.
On se demande quand interviendra la libération de Mopoie et de Bangazegino.

On attend
On apprend que différents marchés de la ville-duché d'Expo sont, depuis quelques jours, inondés de mandarines, oranges, citrons et autres fruits non encore arrivés à maturité. Les cultivateurs de l'ex-Bas-Tonne qui approvisionnent le marché de la ville-duché d'Expo justifient la cueillette précoce des fruits par la peur de se faire voler la récolte sur l’arbre. 
On attend.
On apprend que, sur un marché de quarante-cinq millions d’utilisateurs potentiels en République autocratique du Luabongo, quinze millions de Luabongais possèdent une carte SIM.
On attend.
On apprend d'une part et d'autre part.
On apprend d'une part que des combats violents ont opposé les communautés Bafuliiru et Barundi/Banyamulenge à Mutarule ainsi qu'à Nyamugali et Katekama dans la Plaine de la Ruzizi à 40 kilomètres au nord de la cité d'Uvira, au Sud-Kivu. Une trentaine personnes ont été tuées et une quinzaine d'autres blessées, par « des hommes armés dont l'identité reste à déterminer » mais qui sont « soupçonnés d'être des Tutsis Banyamulenge ». Quinze personnes auraient été 
- Ohooh ? Batu mwindu bakufaka na microbes te ? Vraiment ? Ni même dans un incendie ? Qui sont les ndoki ?
- Chutt !
brûlées vives dans la chambre de prière de l’Église locale de la 8e Communauté des Eglises de Pentecôte en Afrique centrale. Radio Trottoir avance des chiffres allant jusqu'à 80 morts. Le centre de santé de Mutarule et plusieurs habitations ont également été attaqués. Ces incidents seraient liés à des vols de bétail « mais s'inscrivent également dans un contexte politique tendu ». Des rivalités entre autorités coutumières et des conflits fonciers et miniers ont également été évoqués. Les habitants ont déserté le village. 
On apprend d'autre part que des corps habillés en kaki des armées luabongaise et rwandaise se sont disputés la colline de Kanyesheja, dans la localité de Kabagana II, en baronnie de Nyiragongo, à une trentaine de kilomètres au Nord de Goma. D'après les agriculteurs de l'endroit, les habitants du village rwandais voisin ont pris, pendant de nombreuses années, de mauvaises habitudes : "Ils venaient couper nos arbres, se moquaient de nous, menaient paître leurs troupeaux sur nos terres et détruisaient nos cultures". Le Rwanda, de son côté, accuse les soldats de la République autocratique du Luabongo d'avoir franchi la frontière commune et d'avoir tiré sur une patrouille rwandaise. 
On attend. On se demande quand interviendra la libération de Mopoie et de Bangazegino.
On attend
On apprend que plus de cent porcs sont morts en une semaine dans la cité de Malemba Nkulu à 700 km de Lubumbashi. Toutes ces bêtes ont présenté les mêmes symptômes, à savoir : la diarrhée, le vomissement et
- Ohooh ? Ebola ya ba ngulu ?
- Ta gueule, fieu ! Rastreins !
l’amaigrissement. Le service vétérinaire de cette baronnie du Katanga a affirmé que ce mal, non encore identifié, revient pendant la saison sèche depuis trois ans. Ce service soupçonne la peste porcine mais ne dispose pas de produits pharmaceutiques pour faire face à cette maladie. Le président des éleveurs de cette baronnie a indiqué que 200 des 250 porcheries ont fermé en l’espace de trois ans : « La bonne race des porcs a presque disparu. Le poids des porcs est désormais réduit. Aucun ne pèse plus de 250 kilos. » La conséquence de cette situation est la reconversion des éleveurs en exploitants miniers artisanaux, selon le président des éleveurs.
On attend. On se demande quand interviendra la libération de Mopoie et de Bangazegino.
On attend
On apprend que l'entreprise pétrolière britannique Soco a fini par jeter l'éponge. Après des mois de « lobbying » intense et crapuleux et à la suite de nombreuses protestations de l'Unesco, du Fonds mondial pour la nature (la WWF avait porté plainte contre la Soco devant l’Organisation de coopération et de développement économique pour non-respect des normes sociales et environnementales) et de nombreuses autres ONG, nationales et internationales, le pétrolier a annoncé mettre fin à ses activités d'exploration et de forage dans le parc des Virunga situé aux frontières de l’Ouganda et du Rwanda. Le site d’exploitation pétrolière de la Soco, au cœur du parc national des Virunga, couvrait une superficie de 7 000 Km², allant de Rumangabo, en baronnie de Rutshuru, jusqu’à Kasindi port au nord en baronnie de Beni, en longeant le lac Edouard. Après la française Total et l'italienne ENI, elles aussi détentrices de concessions pénétrant à l'intérieur du parc, Soco est la dernière compagnie pétrolière à se soumettre à une mobilisation internationale menée à grands renforts médiatiques par la société civile : 750.000 personnes à travers le monde ont signé une pétition en faveur de la protection des Virunga. Soco se retirera des Virunga après avoir conclu ses différentes activités opérationnelles en cours, en ce compris ses activités de prospection sismique dans le lac Edouard. On se rappellera que l’exploration et la production du pétrole dans le « Bloc 5 du rift albertin Est RAL» avaient été autorisées par décret depuis juin 2010.
On attend.
On apprend que l’annonce d’un projet de révision constitutionnelle préoccupe vivement la population Luabongaise, laquelle craint que les sorciers en place ne cherchent, par des moyens crapuleux, à se maintenir indéfiniment au pouvoir. Tshaku, le sorcier régalien chargé de la mobilisation de la propagande, de l'animation politique et de l'éducation du peuple (et coordinateur stratégique de la pensée unique à l'usage des ensorcelés) et porte-parole du Grand Conciliabule de la République autocratique du Luabongo s'est montré rassurant et a tenu à dénoncer un « procès d’intention de la part de l’opposition » et a déploré le fait que des partenaires de la communauté internationale, des chancelleries occidentales et des envoyés spéciaux fassent chorus avec les ONG de défense des droits de l'homme et « une frange de l'opposition connue pour ses thèses extrémistes et nihilistes ». 
On attend. On se demande quand interviendra la libération de Mopoie et de Bangazegino.
On attend
On apprend que les agents de la Société nationale de chemin de fer du Luabongo (SNCL) ont levé leur mouvement de grève à Lubumbashi au Katanga. L’annonce de la fin de la grève a été faite par le président de la délégation syndicale nationale. Les cheminots acceptent de reprendre le travail après que le sorcier proconsulaire « élu » à la tête du grand-duché du Katanga leur ait promis de faire en sorte que la SNCL libère immédiatement les salaires de trois mois (sur les 84 mois de salaires dus aux travailleurs) et assure la régularité de la paie mensuelle. Cette grève a été déclenchée depuis plus de six mois.
On attend. On se demande quand interviendra la libération de Mopoie et de Bangazegino.
On attend
On apprend que, dans le cadre de la nouvelle réglementation de change en République autocratique du Luabongo, la Banque centrale du Luabongo a ordonné que toutes les prestations se rapportant aux « opérations ayant une incidence sur le vécu quotidien de la population » se règlent en monnaie nationale. Il s’agit principalement du loyer d’immeubles à usage résidentiel, des crédits à court terme octroyés aux ménages, des frais de santé et de consommation d’eau et d’électricité à usage domestique et autres. 
On attend.
On apprend que le pasteur Victor Néhémie NKusu, président des églises de réveil de Matadi dans le duché Ne-Kongo, a dénoncé la lenteur du procès opposant l’église «Œuvre missionnaire pour l’évangélisation » à une famille devant le tribunal de grande instance de Matadi. Selon lui, cette église a été délogée illégalement de sa nouvelle parcelle il y a trois mois  par les auxiliaires de la justice.  «Notre crainte, c’est de voir les pasteurs marcher ou les fidèles se soulever. Ce n’est pas bon ! Nous ne pourrons pas maîtriser cette pression-là. C’est pourquoi nous demandons à ceux qui gèrent le dossier de l’activer pour que l’église rentre dans ses droits», a déclaré le pasteur Nkusu.
On attend. On se demande quand interviendra la libération de Mopoie et de Bangazegino.
On attend
On apprend d'une part et d'autre part. 
On apprend d'une part que le chanteur ivoirien Meiway s’est produit au parking du Grand Hôtel, dans la ville-duché d'Expo, lors de la deuxième édition du festival panafricain des grillades. 
On apprend d'autre part que les habitants de Mutarule dans le duché du Sud-Kivu ont enterré leurs morts dans un climat tendu et qu'ils ont barré la route nationale n°5. Cette tension était aussi perceptible dans la cité d’Uvira où des barricades ont été érigées sur le pont Mulogwe. 
On attend.
On apprend d'une part et d'autre part. 
On apprend d'une part que le comité organisateur de la deuxième édition du Tour cycliste du Luabongo est en train de mettre la dernière main aux préparatifs de cette importante épreuve à laquelle devraient participer des coureurs de nombreux pays africains dont le Sénégal, la Sierra Leone, l'Afrique du Sud, le Mozambique, la République de Fara-Fara, le Rwanda, le Burundi « et autres ». Près de 150 coureurs dont 18 de la République autocratique du Luabongo et 6 du Burkina Faso vont parcourir 420 km de Kolwezi à Kasumbalesa en passant par Likasi et Lubumbashi. Les coureurs seront ensuite transbordés dans la ville-duché d'Expo pour effectuer le trajet Expo-Kimpese, long de 250 km. Ils reviendront ensuite à Expo pour aller de la ville-duché d'Expo jusqu'à la ville de Kikwit, via Masimanimba. Toutes les dispositions sécuritaires ont été prises pour le bon déroulement de cette compétition. 
On apprend d'autre part, qu'en Equateur, dans les groupements de Yoye, Yaloketo et  Mbongi, en baronnie d’Ikela, environ 455 enfants de zéro à 10 ans sont morts de fièvres 
- Ohooh ? Ebola to malaria ?
- Chutt ! Amalgames scandaleux, fieu !

et d'anémie sur les 6 455 cas enregistrés depuis janvier, Depuis un mois, les centres de santé et hôpitaux de la baronnie d’Ikela sont en rupture de stock de médicaments pour faire face à cette maladie. Il en est de même dans la zone de santé de Djolu, en Equateur également, où ont été enregistrés plusieurs cas de décès (surtout des enfants) liés au paludisme et à l'anémie. Dans les structures de santé de cette baronnie, les médicaments font aussi défaut. 
On attend.
On apprend que de nombreux élèves des 3e, 4e, 5e et 6e années primaires d’une école située à Iga Barrière, en Ituri, partagent leur temps entre les cours et les carrières d'or. Après l’école, ces enfants exercent le petit commerce dans les carrières où ils vendent de l’eau, des beignets et des arachides. D’autres transportent du sable dont on extrait l’or. On dénombre quarante filles parmi les élèves qui travaillent dans les carrières. Certaines d'entre elles se livrent à la prostitution. Le directeur de l'école primaire, Dhego Basara, confirme ces faits : « Ils quittent la maison le matin pour aller à l’école. De l’école, ils vont chercher leurs collations dans les carrières d’or », explique-t-il.
On attend.
On apprend que les agents des entreprises de transport City Train et Stuc ont organisé un sit-in devant le Parlement. Ils déplorent le fait qu’une nouvelle entreprise de transport, Translu, ait été créée sans qu’ils y soient embauchés. City Train et Stuc, créés respectivement en 1989 et 2006, sont actuellement en arrêt. La quasi-totalité de leurs bus ne roulent plus. A sa création, Stuc avait mis en circulation 235 bus. En 2012, seuls 11 roulaient encore. Actuellement, c’est l’entreprise Translu qui assure le transport public dans la ville-duché d'Expo. Les premiers bus de cette société ont été mis en circulation le 30 juin 2013. Elle en compte actuellement 500. Répondant aux agents de Stuc et City Train qui réclamaient des emplois chez Translu, le sorcier feudataire ayant reçu les Transports en prébende a déclaré: « Nous n’avons pas demandé à Translu de fermer la porte à qui que ce soit. Les agents de Stuc et de City sont libres d’aller déposer leur candidature »
On attend.
On apprend que 4.580 habitants de Mutarule se sont réfugiés à Sange après le massacre la semaine dernière.
On attend.
On apprend que près d’un millier d’élèves de la cité de Bukama, dans le grand-duché du Katanga, sont obligés de fabriquer des briques en terre cuite pour leurs écoles. Les plus jeunes doivent produire cent vingt briques par jour, et ceux de la sixième année produisent entre trois cent et quatre cents. Plutôt que de travaux forcés, les responsables des écoles parlent de travaux manuels faisant partie des programmes des cours. 
On attend.
On apprend que près de 70 corps habillés en kaki, armés de marteaux de 5 kg et appuyés par deux « engins lourds », détruisent les maisons de fortune construites dans le cimetière de Kinsuka où on n’enterre plus personne depuis des années (sauf en cachette) mais qui n'est pas encore désaffecté. Ce cimetière, situé sur la route de Mbudi, dans le bourg autonome de Mont-Ngafula (alias Ankara), est dépourvu de clôture et envahi par des foyers de sans-abri qui y achètent des portions de terre aux premiers occupants...
- Ohooh ? Quels premiers occupants ? Les vivants ou les morts ?
- Propos subversifs ! Tika makelele, fieu ! Rastreins valet !

en complicité avec les chefs coutumiers et les chefs des quartiers. Certains espaces ont même été achetés par des femmes maraîchères. Les habitants du cimetière de Kinsuka y vivent sans électricité ni eau potable et, dit-on, creusent des puits au milieu des tombes. Les enfants jouent, crient et sautent... Sans gêne ni peur ! sur les sépultures. Un malewa propose aux vivants des pieds de porcs à la sauce, des ’’mpiodi’’, des cuisses de poulet, du fufu et du ’’nsaka madesu’’. On peut aussi consommer du lotoko sous une paillote. Un habitant le dit : « Ce n’est pas la première fois que l’on démolit mais les gens reviennent. Les morts n’auront pas toujours raison sur les vivants. »
On attend.
On se demande quand interviendra la libération de Mopoie et de Bangazegino.
On apprend que le président du Sénat de la République autocratique du Luabongo, dans son discours de clôture de la session parlementaire ordinaire, a  félicité ses collègues pour le travail réalisé et les a invités à s’atteler au travail d’évaluation de l’application des lois votées, en déclarant : « Une chose est d’adopter des lois, et autre chose est de les appliquer ». Je m’interroge : « N’en est-il pas ainsi de la loi d'amnistie, promulguée depuis le 11 février 2014 et supposée entrer en vigueur le jour de sa promulgation ? »
On attend. 
On se demande quand interviendra la libération de Mopoie et de Bangazegino.
On attend
On attend et on constate que la situation est toujours bloquée (et « floutée » à dessein par des crapuleux). On n'est, apparemment, nulle part. Ni annonce d'une libération prochaine de Mopoie et de Bangazegino en vertu de la loi d'amnistie, ni confirmation officielle et motivée de leur maintien en détention. On constate la prolongation « de fait » et « à durée indéterminée » des « lettres de cachet » prises contre eux et la continuation des traitements discriminatoires et des persécutions du général*** et de ses collaborateurs, de ceux qui le couvrent et de ses commanditaires. Je sens que je commence à m'échauffer : « Mon cheval piaffe d'impatience, devient de plus en plus nerveux et n'en peut plus d'être retenu. Dois-je continuer d'écrire et de pousser à RIIIR ? Pour qui ? En vue de quel effet ? »
On attend.
On apprend que treize des dix-huit cyclistes de la sélection de la République autocratique du Luabongo sont restés dans la ville-duché d'Expo et réclament le paiement de la totalité des primes qui leur avaient été promises par le Grand Conciliabule. D’après eux, ils n’ont perçu que 290 USD sur les 1.600 promis (mille deux cent de frais de missions, deux cent pour la sélection et deux cent pour la préparation). Pour sa part, le responsable de la Fédération Luabongaise de cyclisme rejette en bloc toutes ces allégations. Il dit détenir des rapports qui prouvent que les cyclistes de la sélection de la République autocratique du Luabongo avaient accepté de recevoir un montant de 400 USD à chacun.
On attend.
On se demande quand interviendra la libération de Mopoie et de Bangazegino. 
On apprend que 138 personnes éligibles à la loi d'amnistie, dont Mopoie et Bangazegino sont encore maintenus en détention à l'Université de Makala. On espère qu'une nouvelle liste de « libérables » sera rendue publique à l'occasion des festivités du 30 juin et que Mopoie et Bangazegino figureront sur cette liste.
On attend toujours de RIIIR.





Vous êtes perdu(e)s ?
Et vous vous demandez où trouver un plan de la ville, un menu de la semaine ou une table des matières quelconque… et comment avoir accès à chacune des différentes séries de séquences du buku « sorciers, services et crapuleux » ?
Problème ezali te, cliquez sur : http://sosecra.blogspot.be/


SCC3/7 - Les carrières minières de Mangi et de Panga sont placées sous la haute protection militaire de David, de Chinois, de Tata Mapasa et de Gowa

Nzombo le soir ? (7)

On attend.
On apprend que les grévistes de la Générale des carrières et des mines (Gécamines) ont perturbé la circulation sur la Nationale reliant la ville franche de Kolwezi à celle de Dilolo (dans le grand-duché du Katanga) pour réclamer trois mois de salaire : «Nous attendons la paie du mois de mars alors que nous sommes au mois de Juin». Accompagnés de leurs dépendants, ces travailleurs en colère ont placé « des pneus, des pierres et des morceaux de fers » sur cette route, où aucun véhicule ne pouvait passer. Ils ont été dispersés quelques heures après par les corps habillés en bleu. Ils sont ensuite allés barricader l’entrée des bureaux de leur entreprise. Les femmes des agents de la Gécamines ont manifesté devant le bâtiment de leur l’hôpital. Certains agents reprochent aussi au comité de gestion de multiplier les conseils d’administration, des réunions où chaque participant toucherait, selon eux, une prime de 3000 USD.
On attend.
On apprend que le Fonds Monétaire International (FMI) vient d’achever ses consultations statutaires en République autocratique du Luabongo. D'après le FMI, la République autocratique du Luabongo a réalisé de solides performances macro-économiques, et cela malgré les défis sécuritaires qui y règnent, notamment à l’Est, foyer de tensions socio-politiques complexes. Soutenue par la production minière et les investissements qui interviennent dans la chaîne de valeur des différentes activités du secteur, la croissance du PIB en 2013, reste dans la lignée des chiffres de 2010 et 2012, autour de 7%. Un fait notable toutefois, la croissance dans les autres secteurs a tout aussi été forte, impliquant une progression du PIB réel (hors secteur minier) de 8,5%. Les perspectives sont aussi positives, avec une croissance attendue du PIB à 8,5% et une moyenne de 7,5% jusqu’en 2017. Toutefois et malgré ces belles performances d’ensemble, les défis du développement restent intacts avec la possibilité, pour le Luabongo, de ne pas atteindre la plupart des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) dont la date butoir est 2015.
On attend.
On apprend que la fabrique hydro-métallurgique de Luilu, dans le sud de la République autocratique du Luabongo, appartenant au groupe suisse Glencore, n'a pas encore résolu un sérieux problème de pollution d'eau. Glencore avait affirmé au printemps 2012 avoir réglé ce problème. Le groupe indiquait que les rejets transitent désormais par plusieurs bassins collecteurs, de façon à diminuer la pollution. Toutefois, de nouvelles analyses démontrent le contraire. 
- Ohooh ? Les poissons ont disparu de la rivière Luilu et les berges ressemblent à de la terre brûlée ?
- Chutt ! Dénoncations calomnieuses, fieu ! Atteinte à la sûreté des affaires ! Accusations à l'emporte-pièce ! Rastreins valet !
Selon des échantillons, les concentrations de cuivre et de cobalt des cours d’eau dépassent largement les limites fixées par la loi et celles recommandées par l’Organisation mondiale de la Santé. La teneur en cuivre est jusqu’à six fois supérieure aux valeurs seuils, et celle en cobalt même jusqu’à 53 fois.
On attend.
On apprend que le ressortissant du Royaume de Jupiler Koen Muynck a remporté la première étape de la deuxième édition du tour cycliste international de la République autocratique du Luabongo entre Kolwezi et Likasi. Le Burkinabè Amidou Yameogo termine deuxième alors que le Français Noël Richet finit troisième. 
On attend.
On apprend que des centaines d’orpailleurs et de commerçants ont quitté les carrières minières de Mangi et de Panga à Banalia (dans le grand-duché du Haut-Luabongo, regroupant les comtés de la Tshopo, de l'Ituri et des Uélés) depuis le début du mois. Ils affirment être victimes de « tracasseries ». D’après les orpailleurs, quatre corps habillés en kaki, connus sous les pseudonymes de David, Chinois, Tata Mapasa et Gowa, y rançonnent la population et exigent chaque semaine 5.000 Francs Luabongais (5,5 USD) de toute personne travaillant sur le site. Ils imposent également aux administrateurs des foyers miniers et aux orpailleurs l’achat de cartons de cigarettes à leurs conditions : pour chaque carton (vendu à 145 USD sur le marché), ces corps habillés exigent 12 grammes d’or équivalant à 480 USD sur le marché local. De plus, les « clients » sont obligés de payer endéans la semaine, « sous peine de se faire torturer ». Ces corps habillés auraient également érigé des barrières illégales à l’entrée des carrières d’exploitation artisanale d’or pour confisquer des sacs de « sable d’or » non tamisé appartenant aux orpailleurs. Lorsqu’ils arbitrent des conflits entre orpailleurs, ils exigent des amendes allant de 50.000 à 200.000 Francs Luabongais (plus de 53 à 215 USD). Les membres de cette bande de corps habillés en kaki prétendent, toujours d'après les orpailleurs, travailler pour le compte du sorcier légataire ayant reçu la 9è région militaire en prébende. Une information que nie ledit sorcier légataire, lequel a cependant promis de mener une enquête.
On attend.
On apprend d'une part et d'autre part
On apprend d'une part que trois personnes sont décédées... 
- Ohooh ? Batu mwindu bakufaka na microbes te ? Vraiment ? Ni même de balles perdues ? Qui sont les ndoki ? 

- Tika, fieu ! 
de « balles perdues » à la suite d’une opération de traque des forçats-creuseurs clandestins dans la concession de la Compagnie minière Sud Katanga (CMSK), à Kawama, localité située à 25 km de Lubumbashi (Katanga). 
On apprend d'autre part que la CMSK dément ces informations et accuse les forçats-creuseurs clandestins 
- Ohooh ? Des Kuluna, des fumeurs de chanvre sans doute ?
- Onyati !

d’user de la violence pour pénétrer illégalement dans sa concession d'exploitation du cuivre et du cobalt : « Ils viennent avec des pierres, des barres de mines ». De leur côté, les forçats-creuseurs clandestins se défendent de toute violence. Ils reconnaissent pénétrer dans le site minier avec « des instruments de travail » : des barres de mine, des houes, des pelles et d’autres instruments leur permettant d'extraire des minerais dans cette mine qui appartient à CMSK.
On attend.
On apprend d'une part et d'autre part.
On apprend d'une part que le sorcier régalien chargé de la mobilisation de la propagande, de l'animation politique et de l'éducation du peuple (et coordinateur stratégique de la pensée unique à l'usage des ensorcelés) et porte-parole du Grand Conciliabule de la République autocratique du Luabongo fait diffuser par la voie d'un organe de presse complice une rumeur selon laquelle il pourrait, lors d'un prochainement remaniement du Grand Conciliabule, recevoir en prébende toutes les Affaires intérieures de la République (affaires mabumu, mitshopo et « essuie-main », alias sous-main). Il s'entraînerait déjà à exercer cette nouvelle « charge »  avec l'aide du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication, lequel vient, en effet, de rappeler à tous les responsables des journaux paraissant en République autocratique du Luabongo leur obligation légale de disposer d’une adresse identifiable et de la mentionner dans leurs publications. Les journaux Le Baromètre, Le Monitor et Le Grognon, particulièrement, doivent se conformer à cette exigence, précise le communiqué du CSAC qui invite également plusieurs autres journaux, notamment Afro Lipopo, l’Alerte, La Cloche, Cocorico, L’Eclipse, Pili Pili, La République et Tapis Rouge à se présenter à son siège pour y déposer leurs dossiers. 
On apprend d'autre part que le journal « La Griffe » a été suspendu par la coordination grand-ducale du CSAC au Katanga pour avoir diffusé « des informations susceptibles de troubler l'ordre public ». Dans deux de ses articles, en effet, l'hebdomadaire incriminait des autorités locales dont le sorcier proconsulaire « élu » du grand-duché et évoquait, notamment, en titre : « Les martyrs de la carrière de Karashikoko inhumés vivants à 12 km de Likasi en 2010 ou le sang d'Abel qui crie vengeance ».
On attend.
On apprend que le cycliste ivoirien Cisse Siaka a remporté la deuxième étape du tour cycliste du Luabongo. Il est suivi du Français Mederic et du Rwandais Abraham Rumurwiza. Mais le Jupilérien Koen Muynck conserve encore son maillot jaune. Avant le départ de Likasi, les coureurs Luabongais ont perçu leurs primes. Ils espèrent s’améliorer lors de la prochaine étape.
On attend.
On apprend d'une part et d'autre part
On apprend d'une part que la viande de petit bétail (chèvres, moutons et porcs) se fait rare dans la cité de Watsa. Les bouchers, en effet, font la grève pour protester contre l'instauration d’une nouvelle taxe de 5 USD imposée par le grand-duché du Haut-Luabongo sur l’abattage des bêtes. Cette taxe est payée par tête de bête et les bouchers doivent, en outre, donner 2 kilos de viande au service vétérinaire à chaque abattage « pour le compte des autorités territoriales ». Le sorcier ayant reçu la baronnie en prébende a expliqué que le prélèvement de deux kilos de viande fait partie d’un système de contrôle interne pour s’assurer que la viande est propre à la consommation.
On apprend d'autre part que de nombreux habitants de la ville-duché d'Expo (alias Mboki) se voient obligés de consommer des surgelés alors qu’ils préféreraient manger des produits du terroir dont le coût semble décourager certains consommateurs. Les vendeurs expliquent que les prix élevé des aliments produits localement sont dus aux frais de transport. La plupart de ces aliments sont produits à l’intérieur du pays où les voies de transport ne sont pas les meilleures. Une commerçante confie dépenser entre 1,5 et 2 USD pour le transport d’un kilo d’un aliment produit à l’Est du pays comme le poisson salé ou la pomme de terre qui arrivent dans la ville-duché d'Expo par avion. Alors qu’une rame de 10 kg de chinchard coûte 29.500 Francs Luabongais (32 USD) dans une chambre froide, un kilo de fretins séchés produits à Uvira se vend à 22.000 Francs Luabongais (24 USD).
On attend.
On apprend que près de 248 cultivateurs de Kapolowe Gare ont reçu chacun l’équivalent de 500 USD au titre d’indemnisation pour la pollution qui a détruit leurs cultures et provoqué la mort de leur bétail dans la baronnie de Kambove. Depuis deux ans, ces cultivateurs réclamaient réparation aux entreprises chinoises Comilu et Cimco accusés d’avoir déversé des déchets toxiques dans trois rivières (Kalunika, Kasenshi et Kalumbubashi).
On attend.
On apprend que la population de la cité de Bokungu (Equateur) accuse le sorcier ayant reçu la baronnie en prébende d’avoir vendu illicitement la parcelle abritant le bureau de la cité. La parcelle qui abrite le bureau de cette cité aurait été vendue à un opérateur économique de la contrée à 1.500.000 Francs Luabongais (1 600 USD). L’argent de la vente de cette parcelle n'aurait pas versé au trésor public» et les agents de la cité ont été délogés et travaillent désormais dans la résidence privée du chef de cité. Le sorcier territorial de Bokungu rejette cette accusation et affirme avoir délocalisé le bureau de la cité qui « risquait de s’écrouler à l’approche d’un glissement de terrain ».
On attend.
On apprend que dix-sept pêcheurs Luabongais sont détenus dans un cachot à Gisenyi, ville rwandaise frontalière de Goma. Les membres de l’association des pêcheurs ont déclaré que leurs collègues ont été interceptés par des marins rwandais sur le Lac Kivu, entre Wahu et Talingeza, deux îlots du lac Kivu qui délimitent les eaux Luabongaises et rwandaises. Ils sont accusés d’être entrés dans les eaux territoriales rwandaises. Une accusation que rejette cette association. Les marins rwandais ont confisqué notamment quatre moteurs hors bord, quatre pirogues de pêche et quatorze filets, et exigeraient un montant de 2.500 USD pour libérer les pêcheurs emprisonnés.
On attend.
On se demande quand interviendra la libération de Mopoie et de Bangazegino..
On apprend que plus d'une centaine de personnes éligibles à la loi d'amnistie (dont Mopoie et Bangazegino) et toujours maintenus en détention à l'Université Libre de Makala ont rédigé, signé et transmis aux sorciers dominants une pétition réclamant leur libération. Ils font valoir que leur maintien en détention n’a plus de fondement légal. Les signataires de la pétition dénoncent  une « application sélective et opaque » de la loi d'amnistie et le non-respect des lois de la République autocratique du Luabongo et des droits humains. Les « services », évidemment, s'agitent : « Qui a rédigé cette pétition ? Qui l'a signée ? Qui ne l'a pas signée ? Qui l'a transmise ? Comment est-elle sortie de l'Université Libre de Makala ? Par quel canal ? Est-ce que Diomi Ndongala l'a signée ? Et Edy Kapend aussi ? » Pour sa part, le sorcier régalien chargé de la mobilisation, de la propagande, de l'animation politique et de l'éducation du peuple (et coordinateur stratégique de la pensée unique à l'usage des ensorcelés) et porte-parole du Grand Conciliabule de la République autocratique du Luabongo soutient que cette pétition n'a aucun sens et que « l’autorité chargée d’exécuter la loi d’amnistie s’y conforme bel et bien  (...). On lui a donné six mois pour identifier les personnes bénéficiaires de la loi d’amnistie (...) et les libérer. Alors on n'est encore qu'à quatre mois. Qui dirige notre sorcellerie, des prisonniers de l'Unimak qui prétendent être libérables ? La Jeune démocratie du Luabongo dont l’expertise (ses cachots plus clandestins que ceux d’Abou Graib ou de Guantanamo, ses tirs à balles réelles qui immobilisent définitivement les « hordes d'insatisfaits », toujours au bord du pillage ou du soulèvement, qu’il faut rapidement étrangler et saigner, en secret et en public, comme des  « chiens fous ») en matière de lutte contre le terrrorisme est reconnue internationalement, n'a de leçons à recevoir de personne et encore moins de condamnés qui s'auto-amnistient ?»
On attend. 
On se demande quand interviendra la libération de Mopoie et de Bangazegino.
On attend toujours de RIIIR




Vous êtes perdu(e)s ?
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